Notre engagement

La culture comme acte de résistance. La mémoire comme devoir. La solidarité comme évidence.

La JAF n’est pas seulement un lieu de transmission culturelle : c’est un lieu d’engagement. Nous croyons qu’on ne peut pas faire vivre une culture sans défendre le peuple qui la porte, ni célébrer un héritage sans honorer ceux qui ont été arrachés à la vie pour ce qu’ils étaient. Nos combats sont indissociables de nos danses, de notre langue et de notre musique.

La reconnaissance du génocide de 1915

Le 24 avril 1915 marque le début du génocide des Arméniens, planifié et exécuté par le gouvernement ottoman : un million et demi de victimes, une nation décimée, des survivants dispersés à travers le monde — dont la France, qui est devenue notre terre.

Dès 1965, la JAF a participé à la première commémoration unitaire du génocide, pour le 50e anniversaire. Soixante ans plus tard, notre engagement n’a pas faibli. Nous portons l’exigence d’une reconnaissance pleine et entière, partout où le déni persiste, parce que la négation d’un génocide en est le dernier acte. Transmettre cette mémoire aux nouvelles générations, c’est refuser que l’oubli achève ce que la violence avait commencé.

L’Artsakh

Nous n’oublions pas l’Artsakh. En 2023, plus de cent mille Arméniens ont été contraints de quitter leurs terres ancestrales, victimes d’un nettoyage ethnique mené dans le silence d’une grande partie de la communauté internationale. Derrière ces chiffres, il y a des familles, des villages, des églises millénaires, une présence arménienne effacée d’un territoire où elle vivait depuis des siècles.

La JAF se tient aux côtés des populations déplacées et refuse que ce silence devienne une complicité. Faire connaître l’Artsakh, soutenir celles et ceux qui en ont été chassés, et maintenir vivante la mémoire de cette terre font partie de notre combat.

La transmission et le patrimoine

Face à l’effacement, notre réponse la plus durable est la transmission. Nos écoles de danse, de langue et de musique, notre ensemble ANI, nos événements : tout cela forme une chaîne qui relie les générations et empêche la culture arménienne de devenir une pièce de musée. C’est notre manière, joyeuse et déterminée, de dire que nous sommes toujours là.

En France, pleinement

Nous sommes les enfants de la diaspora et les enfants de la France. Notre engagement n’est pas un repli : c’est une contribution à la mémoire collective française, héritière de la Résistance dont la JAF est issue, et un dialogue ouvert avec toutes celles et ceux qui défendent la dignité des peuples.

Notre combat a besoin de vous

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